Anduze, commune sans pesticide

Cadre de vie
Publié le mardi 6 février - 10:33

Mais que font les employés communaux des espaces verts depuis quelques semaines ? Les « mauvaises herbes » se multiplient en ville, ils désherbent à la main alors qu’il existe des outils performants,… Non, il ne s’agit pas là d’un bond en arrière mais bien d’un grand pas en avant pour la commune d’Anduze : un grand pas vers le « zérophyto ».

Pourquoi abandonner l’utilisation des pesticides ? Au-delà de l’aspect réglementaire (loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte interdisant l’usage des produits phytosanitaires chimiques sur les espaces verts et sur la voirie au 01/01/2017), c’est la préservation des ressources et l’amélioration du cadre de vie qui étaient au cœur des préoccupations de la municipalité.

En effet, l’usage des pesticides est responsable de troubles de la santé chez l’Homme, de la destruction de certaines espèces animales et végétales, et est une source de pollution de l’eau est de l’air.

Face à ce constat, la Commune d’Anduze s’est lancée avec l’aide de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et du Département du Gard dans l’élaboration d’un Plan d’Amélioration des Pratiques Phytosanitaires et Horticoles (PAPPH). Plus qu’un simple plan de désherbage, un PAPPH permet d’organiser une réflexion sur les pratiques d’entretien des espaces communaux. Il vise à établir un zonage de la commune, à définir des objectifs d’entretien et à favoriser des méthodes alternatives au désherbage chimique afin de limiter les risques de transfert de pesticides vers les eaux.

Durant plus d’un an, un bureau d’étude a accompagné nos équipes espaces verts et voirie sur le terrain afin de dresser un état des lieux du fonctionnement du service espaces verts et du service voirie, un diagnostic des pratiques en matière de gestion et d’entretien des espaces publics, un inventaire et un classement des espaces communaux ainsi qu’une évaluation de l’utilisation de l’eau. Cette étude a été financée à hauteur de 60% par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, 20% par le Département du Gard et 20% par la Commune.

Ce travail a abouti début 2017 à la validation du PAPPH par les conseillers municipaux, document mettant en avant de nombreuses préconisations pour une gestion sans pesticide des aménagements existants et futurs. Ce document a aussi mis en avant de nouveaux besoins en termes de matériels, d’équipements ou encore de formation des agents.  

Depuis quelques mois donc, nos agents municipaux des espaces verts et de la voirie changent leurs pratiques. Le bureau d’étude accompagnera encore la Commune pendant 2 ans dans le suivi de  la mise en œuvre de ce Plan d’Amélioration des Pratiques Phytosanitaires et Horticoles.