ANDUZE POÉSIE

"Anduze poésie" prend son envol… jusqu'au 30 novembre 2010, date limite pour la remise des manuscrits.
Le lancement de ce nouveau concours littéraire est organisé par la médiathèque et le sujet, la poésie, fait depuis longtemps partie de notre histoire culturelle locale.
Cette fois-ci, en lançant cette manifestation, nous ne créons pas de précédent, comme le concours de nouvelles, puisque déjà, en 1869, Albin de Montvaillant, maire
d'Anduze, eu l'idée d'organiser à travers l'institution de "Jeux floraux" un concours de poésie qui eut un certain retentissement à l'époque, avec 27 manuscrits reçus…
Il n'en demeure pas moins qu'à ce jour et à notre connaissance, la ville d'Anduze a honoré officiellement l'art poétique à travers trois de ses
représentants les plus illustres du Gard. D'abord, bien sûr, notre troubadouresse du Moyen-âge, la mystérieuse et amoureuse Clara d'Anduze dont la
personnalité aux origines énigmatiques représente parfaitement Anduze et son mystère ; ce beau et fort symbole anduzien de notre culture languedocienne
ne pouvait que venir illustrer par ses différentes représentations, douces et bienveillantes, cette manifestation. Ensuite nous sommes au XVIII ème
siècle avec le grand Florian dont le monument, inauguré en 1955 sur la terrasse du parc des Cordeliers et donc voisin de celui de Clara, vient nous
rappeler que cet écrivain, fabuliste et poète, en étant natif de Sauve notre "antique et curieuse cité" voisine, fait un peu partie de notre histoire
anduzienne, puisque ce village contribua activement au Moyen-âge à la renommée de la puissante Maison d'Anduze. Le troisième écrivain auquel la
ville d'Anduze rendit hommage fut Alfred de Montvaillant dont la plaque commémorative orne l'hôtel du même nom, place Couverte, depuis le 31 août 1930. Si
l'essentiel de l'oeuvre considérable de ce poète est tournée plutôt vers le poème religieux, ce contemporain de Frédéric Mistral ne pouvait que suivre le
grand mouvement du Félibrige fondé par celui-ci au milieu du XIX ème siècle et se faire apprécier en écrivant un grand nombre de poésies de terroir,
gagnant ainsi son titre mérité de félibre.
Sans avoir peut-être atteint la renommée des précédents, citons encore quelques noms de personnalités qui ont l'avantage d'avoir laissé une
empreinte dans la mémoire collective anduzienne, comme Fernand Mazade, Françoise Auran-Boudet ou plus récemment le regretté Joseph Zobel avec
lequel j'ai eu l'honneur d'avoir de nombreux échanges fructueux sur l'Art en général et qui, en dehors de son oeuvre littéraire, a laissé un
beau témoignage artistique où poésie écrite et peinture s'associent magnifiquement (voir le beau livre "D'amour et de silence").
La description, même succincte, de cet environnement poétique très présent dans notre histoire ancienne et contemporaine montre
que l'organisation d'un tel évènement se fait déjà, à la base, sur un terrain plus que favorable. Il ne me restait plus qu'à trouver et
convaincre les bonnes personnes pour constituer ce qui se trouve être la pierre angulaire d'un concours digne de ce nom : un jury de qualité.
C'est chose faite avec la formation d'un groupe de huit personnalités, de sensibilité et d'horizons différents,
constituant ainsi une vraie richesse d'expériences diverses. En premier lieu Jocelyne Peytevin-Malhautier,
ma dynamique collègue adjointe qui, en dehors de son goût pour la littérature en général, m'apporte un soutien
amical qui m'est presque devenu un porte bonheur. Chantal Velay, grande lectrice, représente la médiathèque au
sein du jury tout en m'accompagnant efficacement avec Sandrine Caracchioli pour l'organisation de cette manifestation.
Parmi les trois femmes membres du jury nous avons le plaisir d'accueillir Danièle Faugeras, traductrice et éditrice de
poésies, notamment à travers une jolie collection, très bien faîte et appelée "Po&Psy". De plus je la remercie vivement
de m'avoir donné la possibilité d'élargir avec succès mes contacts pour l'élaboration de ce groupe.
Le Vigan est parmi
nous avec la présence de François Philipponat, poète et créateur de spectacles autour de la poésie avec sa compagnie
"L'Albatros" que nous découvrirons avec joie le moment venu. Ancien animateur de la revue de poésie "Souffle", Jean-Louis Kerangueven
nous vient directement de Montpellier avec son enthousiasme et sa passion. Frédéric Musso, romancier, essayiste mais surtout
poète installé à Générargues, nous fait aussi l'amitié de rejoindre le jury et nous faire partager, entre autres, sa
grande expérience de la prose poétique. Résident à Codognan, Serge Rivage manie le vers au gré de ses émotions du
moment, souvent puisées dans un quotidien que nous connaissons tous.
Je vais clore cette liste formidable par Daniel Bernabé, notre président du jury ; ce poète nîmois est très attaché à
Anduze où il entretient d'ailleurs depuis longtemps de fidèles amitiés. Si dans ses poèmes l'écrivain décortique l'âme
humaine avec son cortège d'incertitudes, d'anxiétés, mais aussi de joies et d'espérances, sa sensibilité est à fleur de peau pour tout ce qui touche à l'enfance.
Phil Gaussent, adjoint délégué à la Culture
Comme pour le concours de nouvelles, il est indispensable pour les candidats de se procurer
le dépliant de "Anduze poésie" pour pouvoir récupérer le coupon de participation officiel joint;
vous pouvez le trouver à la médiathèque d'Anduze, à l'Office de tourisme intercommunal, à la
Maison de la presse d'Anduze, à la librairie d'Anduze "La porte des mots", à la librairie Sauramps d'Alès.
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RECUEIL DES 14 NOUVELLES PRIMÉES DU CONCOURS
L'édition de cet ouvrage est l'aboutissement d'un projet littéraire, en l'occurrence un concours de nouvelles, démarré fin 2008 pour aller jusqu'au mois de juin 2009 avec la proclamation de ses résultats.
Les douze nouvelles primées, catégorie adulte, se succèdent dans ce livre dans l'ordre du premier lauréat au douzième avec, en milieu de volume, les deux primés de la catégorie scolaire.
C'est la première fois à Anduze qu'un tel événement culturel est initié par une municipalité, à travers sa médiathèque. Et si, bien sûr, le succès de cette entreprise vient essentiellement du nombre et de la qualité des
manuscrits reçus, il n'en demeure pas moins que c'est grâce à toute une équipe motivée et amoureuse des mots, ses membres venant de divers horizons, que cette aventure a pu
se réaliser dans les meilleures conditions. Groupe de travail, personnel de la médiathèque, jury, correcteurs, ce premier livre est aussi le leur. C'est pourquoi je tiens ici à les
remercier chaleureusement pour cette collaboration fructueuse.
Le livre est disponible à la médiathèque aux heures d'ouverture au public, à la Maison de la Presse, à la librairie "La porte des mots", à la librairie Sauramps d'Alès. Prix : 6,50 €
Phil Gaussent, adjoint délégué à la Culture
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