LA TOUR DE L'HORLOGE

Ce monument incontournable de notre belle ville d'Anduze est nommé ainsi depuis 1559, date à laquelle les consuls
d'alors (nos conseillers municipaux d'aujourd'hui) décidèrent de le parer d'une horloge.
Cette fonction le sauva de la destruction lorsque Richelieu, au moment de la signature de la "Paix d'Alais", en 1629,
ordonna le démantèlement de toutes les fortifications d'Anduze. En haut de la tour on peut voir encore quelques corbeaux qui
subsistent et qui indiquent le sommet d'origine du bâtiment : en effet, ceux-ci servaient à soutenir des hourds en bois
(chemin de ronde protégé) au niveau de la terrasse, selon les principes architecturaux du moyen-âge. Commencée en 1320,
il fallut une cinquantaine d'années pour bâtir les trois étages et la terrasse, avec des murs de 1,50 m d'épaisseur :
les problèmes budgétaires existaient déjà à cette époque !
Les créneaux actuels furent sans doute rajoutés au moment de l'édification du clocheton, en 1701, couronné d'une ferronnerie
supportant elle-même une cloche. Une méridienne, illustrée d'un soleil et des signes du zodiaque, a été installée sous l'un des
cadrans de l'horloge, certainement à la même époque.
D'une hauteur totale de 22 m pour une largeur de 8,40 m, ce magnifique édifice fait partie de l'Inventaire Supplémentaire des
Monuments Historiques.
 L'intérieur, laissé à l'abandon et aux pigeons depuis de trop nombreuses années, a été nettoyé et protégé des volatiles par les agents municipaux qui ont fait un beau travail pour, dans un premier temps, pouvoir ouvrir au public les deux premiers étages de façon sécurisée. Leurs visites furent un véritable succès pendant les Journées du Patrimoine de septembre 2009.
2010 verra se poursuivre des travaux pour favoriser, dans un proche avenir, l'utilisation de cet intéressant espace intérieur. Celui-ci se prêtera volontiers à diverses expositions et manifestations culturelles futures.
Phil Gaussent, adjoint délégué à la Culture
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BILAN SUR LES DOLMENS DE LA GRANDE PALLIÈRE

L'adjoint délégué à la Culture et au Patrimoine a organisé, le 13 juin 2009, une première visite des dolmens de la Grande Pallière pour un état des lieux du site préhistorique. Guidé par Gilbert Calcatelle, amateur passionné dont la compétence en la matière et la connaissance du terrain n'est plus à démontrer, le groupe, composé d'une dizaine de personnes, a pu faire différents constats.
Le premier, bien sûr, est la richesse du lieu par le nombre de dolmens présents disséminés sur un espace relativement réduit (le premier en Europe sur terrain acide). Ensuite que certains d'entre eux mériteraient simplement d'être "remontés", d'autres dégagés d'un environnement broussailleux pour une meilleure mise en valeur. Le débrousaillement et un balisage plus lisible des sentiers d'accès ne seraient pas non plus un luxe.
Pour terminer cette magnifique promenade de plus de trois heures pleine d'enseignements, Gilbert montra une de ses dernières découvertes, relativement récente et que peu de gens connaissent, sur ce site extraordinaire : un affleurement rocheux sous la forme d'une grande dalle de grès d'à peu près 150 m2, légèrement en pente, où un grand nombre de petits trous circulaires, creusés par la main de l'homme, parsèment la roche. Ces "cupules",
contemporaines des dolmens et dont le caractère rituel ne semble faire aucun doute sont assez fréquentes à proximité des nécropoles mégalithiques
(au Néolithique et à l'âge du Bronze). Là aussi, le nettoyage de cet endroit, pour lui redonner son aspect d'origine, serait nécessaire. Ce patrimoine préhistorique, témoin de nos origines,
mérite tout notre respect et notre attention pour sa sauvegarde, sa restauration, son entretien.
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